viande gens du livre

Le concept de Kebchi repose sur le sacrifice dit de procuration durant lequel le/la musulmane mandate une tierce personne pour sacrifier en son nom une bête, ovin ou bovin.

Premièrement, avant de répondre à cette question. Il est important de re-contextualiser ce sacrifice et de rappeler aux lecteurs que ce dernier n’a pas vocation à être un sacrifice dit de consommation dans lequel ALLAH nous impose de manger de notre propre bête :

لَن يَنَالَ اللَّهَ لُحُومُهَا وَلَا دِمَاؤُهَا وَلَٰكِن يَنَالُهُ التَّقْوَىٰ مِنكُمْ ۚ كَذَٰلِكَ سَخَّرَهَا لَكُمْ لِتُكَبِّرُوا اللَّهَ عَلَىٰ مَا هَدَاكُمْ ۗ وَبَشِّرِ الْمُحْسِنِينَ

Ni la chair ni le sang de ces animaux n’ont d’importance pour ALLAH. Seule compte pour Lui votre piété. Aussi a-t-Il mis ces animaux à votre service, afin que vous Le glorifiiez pour vous avoir dirigés sur le droit chemin. Prophète ! Annonce à ceux qui font le bien (S.22 ;V.37)

A la lecture de ce verset, on comprend de manière limpide et claire que le but de ce sacrifice de l’Aïd n’est pas de présenter un animal représentant un festin pour nous mais plutôt le fait de suivre scrupuleusement des traditions et les rites d’Allah, c’est d’ailleurs pour ceci qu’Allah le très Haut dit dans la même Sourate :

ذَٰلِكَ وَمَن يُعَظِّمْ شَعَائِرَ اللَّهِ فَإِنَّهَا مِن تَقْوَى الْقُلُوبِ

Ainsi en est-il. Se montrer respectueux des rites institués par Dieu est un acte qui s’inspire de la piété du cœur. (S.22 ;V.32)

Allah veut de nous donc que nous suivions au mieux ces rites et ses prescriptions et que nous les accomplissions de la meilleure des manières qu’il soit, et si nous ne pouvons pas, alors notre religion nous apporte des substituts. Durant ce jour, dans le hadith authentique il est rapporté que rien n’est plus aimé d’Allah si ce n’est le fait de faire couler le sang des bêtes sacrifiées pour Lui. Là où de nombreux peuples sacrifiaient en offrande d’innombrables présents pour leur divinité, nous, musulmans, prouvons que notre religion dispose d’un caractère suprême et surplombe toutes les autres.

Les érudits et savants musulmans sont unanimes, il n’y a pas de mal, pour celui qui éprouve des difficultés, a ce qu’il délègue son sacrifice a une tierce personne. Cheikh Ibn Al Uthaymin dit à ce propos : « il n’y a pas de mal a ce qu’une personne sacrifie pour une autre, il est préférable que celui qui sacrifie prononce le nom de la personne l’ayant mandaté, mais si ce n’est pas le cas, alors aucune contrainte là-dedans ».

Dans le cadre d’une walima, vous pouvez très bien laisser Kebchi s’occuper du sacrifice de votre mouton

Ainsi, le but est donc clair : perpétuer par tous les moyens ce rite noble et sacré qui consiste à ce qu’une bête soit immolée pour Allah.

21 juillet 2020 0 commentaire

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